Ce qui attend les marques en 2022

Ce qui attend les marques en 2022

En 2021, Ulule et l’agence Wunderman Thompson ont mis en commun leurs expertises pour lancer l’appel à projets de la Banque Française Mutualiste : “Toujours à vos côtés”. A l’occasion de ses 35 ans, cette banque a souhaité soutenir 10 initiatives solidaires portées par des agents et agentes du secteur public et ainsi incarner ses valeurs humaines de solidarité et de responsabilité. Retrouvez les 10 projets soutenus par la Banque Française Mutualiste sur Ulule

A l’occasion de la  sortie de son rapport “The Future 100”, l’agence Wunderman Thompson fait l’état des lieux des 100 changements et tendances mondiales émergentes à suivre pour l’année à venir. Parmi elles, la nécessité des marques à agir pour un futur plus désirable en adoptant un modèle basé sur des initiatives innovantes visant à la régénération de l’environnement, en dénonçant des actions néfastes pour l’Humain et la planète ou encore à travers du contenu positif et stimulant.

Décryptage avec Virgile BRODZIAK, Directeur Général de l’agence Wunderman Thompson.

Ulule : Les entreprises ne doivent plus se contenter d’être uniquement « durables ». Doivent-elles devenir régénératrices pour perdurer ? (N°37 du rapport)

Virgile BRODZIAK : Notre tendance sur les « Regenerative Brands » (la n°37 du rapport), explique qu’aujourd’hui les consommateurs et consommatrices n’attendent plus seulement des marques qu’elles soignent les dommages qu’elles infligent à l’environnement, mais qu’elles le régénèrent. 

Des grands groupes agroalimentaires (Nestlé, General Mills, Danone) aux grands noms de la mode (Ralph Lauren, Kering), la prise de conscience des entreprises tend à se généraliser. On le voit, l’écologie est de plus en plus au cœur des préoccupations des consommateurs et consommatrices. Dès lors, être une marque régénératrice pourrait être l’étape supplémentaire pour que celle-ci tire son épingle du jeu. 

Ulule : Votre rapport The Future 100 2022 augure « une positivité résolue qui encourage le divertissement et la créativité ». Comment les marques s’emparent de ce positivisme pour proposer aux consommateurs et consommatrices des contenus positifs et stimulants ? (N°36 du rapport) 

Virgile BRODZIAK : C’est vrai qu’après deux années de pandémie, il semble que les consommateurs et consommatrices aient envie d’optimisme et que celui-ci se traduise chez plusieurs marques. Par exemple, Pantone l’intègre pour décrire sa Color of The Year, le « Very Peri », qui « témoigne d’un état d’esprit vif, joyeux et dynamique qui promeut une créativité audacieuse et une expression pleine d’originalité ». 

L’optimisme se répand dans de nombreux secteurs et les marques proposent des contenus positifs et bienveillants comme Gap qui, pour la fin de l’année 2021, a lancé une campagne « All Together Now » dans laquelle Katy Perry reprend « All You Need Is Love » des Beatles. Il serait possible de citer plusieurs exemples tant les marques cherchent à être force de positivité ! 

Ulule : Dans votre rapport vous parlez du « brandalisme », contraction de « brand » et « vandalisme ». Pouvez-vous nous expliquer comment ce mouvement pousse les marques à faire mieux ? (N°31 du rapport)

Virgile BRODZIAK : Le « brandalism » a commencé à devenir visible lors de la COP26 de Glasgow en octobre 2021. Il cherche à nous questionner sur les pratiques et les valeurs à l’œuvre dans notre secteur. Au-delà de dénoncer, ces différents groupes de réflexion vont progressivement inciter les entreprises à mettre dans leur agenda des initiatives engagées dans la lutte contre le dérèglement climatique. En effet, ces actions témoignent, d’une certaine manière, de la volonté des citoyens et citoyennes à voir leurs marques préférées « faire leur part » pour la planète. 

Ulule : Une autre tendance qui pointe le bout de son nez en 2022 : le dreamvertising. En quoi cela consiste-t-il ? Et s’agit-il d’une nouvelle méthode marketing que les marques utiliseront ? (N°39 du rapport)

Virgile BRODZIAK : On peut se souvenir du coup que Burger King avait fait pour Halloween, en 2018, en lançant son Nightmare Burger, dont la composition était censée faire faire des cauchemars à celles et ceux qui le mangeaient. Cette opération relevait plus du buzz que d’une réelle volonté de manipuler le subconscient. 

L’exploitation des rêves à visée marketing suscite de nombreux questionnements, éthiques notamment. Tant qu’il n’y aura pas de consensus scientifique sur le sujet, il est plus probable que les marques choisissent de ne s’aventurer dans le dreamvertising qu’avec parcimonie.

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